Les archives du blog d'Océan-Manor

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jeudi 20 juin 2013

Océan-Manor prolonge son séjour dans le sud !...


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Lundi 10 juin, le soleil est timidement de retour.
En début d’après midi le Narbonne remonte au moulin pour une partie de pêche. En fin de journée, La Grenouille décroche Océan-Manor pour aller chercher son capitaine à Agde. Jos du Jocris III l’accompagne. Nous remontons à Bessan pour la nuit.
Mardi, le ciel est bleu mais l’Hérault est marron. Il n’est monté que de 10 cm. Nous profitons de cette belle journée pour poser l’antidérapant sur le pont d’Océan-Manor. Nous dînons tous ensemble à l’arrière du Narbonne… 
A l’apéro, Henri s’essaie au sabre… à champagne bien sûr ! Nous goutons le pétillant de Bessan.
Mercredi, les 3 bateaux quittent Bessan. Jocris III vers l’ouest, Narbonne et Océan-Manor vers l’est. Le Rhône montre enfin une légère tendance à la baisse. Nous passons l’écluse du Bagnas, c’est Philippe qui nous passe. Un petit vent souffle. Nous passons devant le quai d’attente pour le passage de l’étang.
Ce sont toujours les même 4 bateaux qu’au mois d’avril qui s’y trouvent. Qu’attend VNF pour y mettre un peu d’ordre. Si le vent est trop fort que fait-on ? Impossible de faire ½ tour… Les bateaux sont forcés de prendre l’étang ! 
Cela dit, aujourd’hui, ce n’est qu’un petit vent léger qui souffle, en plus il est du nord donc de terre,  nous passons l’étang de Thau avec le Narbonne sans être secoués.
Une petite halte à Bouzigues s’impose pour un grand plateau d’huîtres en direct du producteur. 14h00, il est temps de quitter le port, le vent commence à se lever. Nous arrivons à Frontignan pour le passage du pont, nous passons devant une nuée de bateaux de location.
Il y en a au moins 15 qui nous suivent. Une navigation très agréable jusqu’à Maguelone. Nous décourageons les bateaux de location qui tentent de nous doubler. Nous trouvons une petite place sur les pontons.
Narbonne s’y met et Océan-Manor se met à couple. Nous avons droit à un magnifique coucher de soleil.
Jeudi, nous retrouvons La Kim Anh qui sort de cale sèche. Son cardan tout neuf tourne sans bruit.
Après un déjeuner tous ensemble, nous quittons le Narbonne en début d’après midi. C’est une navigation super.
Nous pouvons encore observer des guêpiers d’Europe qui n’ont pas l’air trop dérangé par les travaux d’élargissement et d’empierrement du canal.
Nous passons les portes du Vidourle, grande construction au milieu de nulle part.
Nous croisons une péniche, un canadien de 1000 tonnes qui navigue à vide en marche arrière. Il faut être bon à la manœuvre. Il arrive ainsi d’Aigues Mortes parce qu’il ne peut pas faire demi-tour à son lieu de chargement.
Océan-Manor s’amarre pour la nuit sur un petit ponton dans la dérivation d’Aigues Mortes.

A la surface de l’eau apparaissent des gueules de poissons. Impossible de savoir ce que c’est comme poisson… Mais il y en a des milliers.
Vendredi, la péniche que l’on a vue hier en marche arrière, passe chargée. Nous ne nous pressons pas pour partir, elle navigue à 5-6 km/h.

Nous flemmardons un peu et allons observer les oiseaux dans les étangs. Après une petite navigation, nous nous arrêtons à Gallician.
La péniche est de nouveau en vue. Nous retrouvons des navigateurs qui sont comme nous, à attendre la baisse des débits du Rhône.
Vu la chaleur, nous déménageons en début d’après midi pour nous mettre à l’ombre d’un mûrier. Lorsque la fraîcheur revient, nous repartons vers Saint Gilles.
Tout le long du canal, nous voyons des tas de saignes qui sont prêts à être expédiés pour la fabrication des toitures de chaumes. Encore un savoir faire bien français mais pour combien de temps. Nous trouvons un petit coin à l’ombre en pleine nature, bien plus agréable que le port.

Samedi, nous allons jusqu’au port de Saint Gilles où nous retrouvons Denise et Bernard du Ascras 2. Petit contrôle des débits du Rhône avant de nous lancer. Mauvaise nouvelle, hier il était à 2100, ce midi, il est à 2700. Beaucoup pour nous mais beaucoup trop pour l’Ascras 2 ! 
Vu la chaleur, nous retournons dans notre petit coin de brousse, on y est beaucoup mieux qu’en ville. Martine qui avait remonté le Rhône à bord d’Océan-Manor il y a 2 ans, vient nous saluer. Nous croisons un bateau avec 2 jeunes à bord, ils reviennent du Rhône. Ils ont essayé de le remonter mais ont été obligé de faire demi-tour. Ils ne sont même pas arrivés en vue de Beaucaire…
Dimanche, vu les débits du Rhône, nous revoyons notre copie. Nous ressortons tous les carnets de bord des années précédentes pour les relire.
Il en ressort :
2008 : 1852 m3 à Beaucaire : 65h00 de navigation de St Gilles à Beaucaire à 4,6 km/h de moyenne à 2200 tours : 384 l de gasoil.
2009 : 1439 m3 à Beaucaire : 44h00 de navigation de St Gilles à Beaucaire à 6,8 km/h de moyenne à 2000 tours : 220 l de gasoil.
2011 : 1312 m3 à Beaucaire : 40h00 de navigation de St Gilles à Beaucaire à 7,45 km/h de moyenne à 1800 tours : 165 l de gasoil.
Aujourd’hui le Rhône est à 2548m3.
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Océan-Manor va encore patienter un peu avant d’entreprendre la remontée du Rhône. C’est plus raisonnable.
La décision est prise de retourner vers Port la Nouvelle, tout en surveillant les débits du Rhône. Océan-Manor reprend la navigation plutôt que de rester à patienter à Saint Gilles. Nous passons devant l'écluse sans la prendre. La navigation est tranquille.
Aujourd’hui, nous croisons quelques petits bateaux et la Manet vide qui ne nous laisse que peu de place pour passer comme a son habitude et de superbes oiseaux.

C’est un plaisir de voir évoluer tous ces oiseaux. Nous faisons un petit crochet par Aigues Mortes.
Pas de chance pour nous, le pont est fermé, pour aller au port, nous devons emprunter l’autre bras. Nous faisons le tour du port où nous croisons le Ger’Emy.
Vu les prix pratiqués pour l’amarrage, nous nous sauvons vite fait.  Le capitaine vous réclame 5 € pour un amarrage en journée le temps d’aller chercher du pain, sans branchement bien évidemment.
Si vous y passer la nuit, préparez 40 €. Nous retournons à la sortie d’Aigues Mortes près des étangs : décor majestueux et calme garanti.


Un troupeau de moutons et de chèvres vient nous saluer.

Lundi, une petite promenade en terre de Camargue pour commencer la journée nous mène à la tour Carbonnière.

Nous supportons le passage d’un engin VNF qui passe à côté de nos bateaux à toute berzingue… Bonjour la vague ! Il pourrait au moins montrer l’exemple. Nous croisons La Kim Anh qui part pour la remontée du Rhône… Avec 2 X 220 chevaux, il ne devrait pas avoir de mal. Pour nous la navigation est agréable, nous avons le vent dans le dos et un léger courant qui nous porte. Les guêpiers sont toujours aussi jolis à observer.
Puis vient la longue ligne droite de Carnon, ennuyeuse, bruyante à cause de la 4 voies toute proche et rien à voir à cause des talus… Heureusement elle ne fait que 8 km. Peu après le passage du Lez à Palavas, nous trouvons le Narbonne amarré.
Nous nous installons près de lui. Henri et Marie France viennent nous chercher les amarres. Un petit tour dans les anciens bacs de rétention des boues de dragage nous font croire à un passage sur la lune.
 


Mardi, nous faisons une grande navigation qui nous mène au ponton de Maguelone. Le soleil est avec nous mais le vent aussi. Nous déjeunons avant d’aller en vélo voir la cathédrale.
Une promenade très agréable au milieu des étangs et au bord de la plage nous y conduit.
 
La bâtisse est superbe et vaut le détour.
Pour la baignade, pas génial par contre. La mer est plutôt agitée avec le vent du sud.
 
A peine de retour au bateau, nous voyons arriver par la terre Gérard et Emilie avec Nicole et Jean et par l’eau c’est le Jean’Viv qui se met à couple avec à son bord Jean et Viviane mais aussi Marie France et Henri. Denise et Bernard se joignent aussi à cette joyeuse bande. Nous voilà 12 à bord d’Océan-Manor où les histoires de bateaux et de navigations vont bon train devant un petit verre. Nous recevons des nouvelles de La Kim Anh qui a entamé sa remontée du Rhône. Entre la confluence du Petit Rhône et Beaucaire, ils ont un peu galéré avec 8 à 10 km/h de courant dans le nez, une fois l’écluse passée, la navigation a été plus facile mais avec encore 6 à 8 km/h de courant dans le nez.


Mercredi, nous avons perdu notre soleil. Ciel gris et bouché. Pas vraiment réjouissant pour aller se baigner. Nous quittons Maguelone en début d’après midi.

 


La navigation dans une espèce de brouillard humide est un peu surréaliste avec les trouées plus ou moins lumineuses. Nous arrivons un peu en avance pour le passage du pont de Frontignan.
A 16h00, nous passons le pont pour nous amarrer du côté du port. Nous croisons le SR, ancien bateau de Simone et Raymond de Castelsarrasin.
 
C’est le petit fils Christophe qui navigue dessus avec son amie Joyce, pour le remonter en Belgique.


Jeudi, le temps est mitigé, nous restons à Frontignan. Nous profitons d’un poste électrique pour recharger tous les batteries et mettre le blog à jour. Pour Jean Marie, un peu de bricolage pour installer une nouvelle lampe design à la salle de bain.


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samedi 8 juin 2013

Océan-Manor toujours en attente dans le sud avant la remontée du Rhône.

Voici le lien pour pouvoir accéder à l'album d'Océan-Manor sur Picasa :



Jeudi 23 mai, le soleil est toujours avec nous, ce qui n’est pas le cas du reste de la France. Les niveaux d’eau montent partout. Plusieurs rivières sont en crue, ce qui interrompt la navigation. John vient nous voir à Bessan pour la mise à jour du guide du canal du midi. O’Amante avec Nadine et André quittent Bessan à leur tour. Océan-Manor reste avec La Kim Anh.

Vu la météo, nous décidons de rester quelques jours encore à Bessan. Il y a un peu de bricolage à faire sur le bateau, les vernis, les peintures, des fils électriques à passer pour déplacer le chargeur… Les activités ne manquent pas.

Lundi, nous profitons d’une belle journée pas trop ventée pour remonter l’Hérault jusqu’au barrage.
Cela fait du bien de naviguer un peu, il y a de superbes oiseaux à observer.
Côté Rhône, toujours pas d’amélioration, au contraire. La navigation de plaisance est complètement arrêtée.
Une huppe vient nous dire bonjour régulièrement. C’est un très bel oiseau mais pas facile à photographier. Dès qu’il voit bouger dans le bateau, il s’envole.

Mercredi, nous descendons avec La Kim Anh jusqu’à Agde avant de revenir à Bessan. Il faut dire que la halte est très agréable. Nous avons de l’électricité et la possibilité de faire de l’eau… à condition d’avoir un très long tuyau. En raccordant tous ceux d’Océan-Manor et de La Kim Anh et nous avons la longueur nécessaire. Laurent, le tenancier de la Guinguette est très accueillant. Il ouvre officiellement la halte le 1er juin.

Samedi 1er juin, ouverture de la guinguette, c’est aussi l’anniversaire de Kim que nous fêtons dignement chez Laurent bien entendu. En fin de journée, nous avons la visite du Maire de Bessan. Il est à l’écoute des plaisanciers. Il a en projet, dans un premier temps, d’agrandir le ponton existant. Mais sont souhait le plus  cher serait de creuser un port sur sa commune. C’est un super projet mais qui mettra, sans aucun doute, plusieurs années avant de voir le jour.
Cela dit, la ville de Bessan qui est à 1 km de la halte offre tous les commerces et même un supermarché à la sortie de la ville.

Pour le Rhône, toujours pas d’amélioration. Jean Marie décide de retourner quelques jours en famille en Picardie.

Lundi, séance photos pour la publicité de la guinguette.
 
Tout le monde est sur l’eau. Kim et Philippe ont changé de destroyer… Cette fois, il est à pédales.

Mardi 4 juin, le soleil est toujours bien présent et le vent est bien tombé. Voilà 9 jours qu’une forte tramontane soufflait.

La Kim Anh et Océan-Manor quitte enfin Bessan. Il faut bien bouger un peu pour éviter les moules et les herbes sur la coque. La Grenouille navigue sans son capitaine. La Kim Anh a quelques soucis sur une embase.
Il faut retourner à Lattes pour voir le mécano.
Aux Onglous, nous croisons le « Jocris » qui a été bloqué sur le Rhône à Valabrègues pendant près de 10 jours.
Un peu plus loin, c’est le Laurnaud de Jean et Françoise que nous croisons. La traversée de l’étang de Thau est très calme.
Nous croisons une multitude de bateaux de location. Nous  allons nous installer à Bouzigues pour déjeuner.
Nous trouvons une petite place pour nous amarrer. Un léger vent se lève et quelques moutons apparaissent. Nous quittons Bouzigues pour aller à Frontignan, il faut passer le pont demain matin à 8h30.
Il faut se lever moins tôt si l’on est tout près !

Mercredi, le soleil est là nous passons le pont sans traîner en laissant tous les bateaux de location derrière nous. La navigation est très agréable en ce début de journée. Halte obligée sur le Lez au petit ponton du supermarché. La pompe à gasoil n’est pas très loin… Sur Océan-Manor, il y a 500 litres de gasoil à charger… Cela fait quelques bidons de 20 litres à porter. Sans oublier les packs d’eau et de lait… Journée sportive.
Nous continuons notre remontée du Lez jusqu’à Lattes pour y passer la nuit. Ce sont les tarifs « haute saison ». 35 euros la nuit pour Océan-Manor. A ce prix là, nous n’y resterons qu’une nuit.
Jeudi, pour Philippe, les nouvelles ne sont pas bonnes. Il faut ressortir le bateau de l’eau, c’est très certainement un problème de cardan. Il faut retourner au port de Frontignan côté mer. Océan-Manor suit en cas de problème.


En redescendant le Lez, nous voyons quelques guêpiers d’Europe. Ils sont revenus malgré les travaux pour la consolidation des berges et le rehaussement des digues.
Sur le canal du Rhône à Sète, nous recroisons le « Manet » mais cette fois près de Maguelone. Le croisement se fait sans problème.
Un peu plus loin, c’est un vision que nous croisons… Il navigue à fond la caisse. Bonjour les berges, regardez la vague !!!... Avant d’arriver à l’embranchement de Frontignan vers la mer, nous croisons encore une grosse péniche chargée. « Pégase », elle est en veille sur le 10 et nous répond.
Elle lâche la machine et se met sur le côté selon ses possibilités. C’est vraiment super. Nous nous croisons sans trop toucher. Il y a des mariniers plus sympas que d’autres.
Océan-Manor accompagne La Kim Anh jusqu’en mer fait 3 rond dans l’eau pour être certain que Kim et Philippe rentre sans difficultés au port de Frontignan avant de faire demi-tour vers Frontignan ville et son pont.


Vendredi, réveil de bonne heure. Vers 5h30 - 6h00, des barques de pêche passent en faisant danser tous les bateaux. Le passage du pont se fait de bonne heure. Il était prévu à 14h00, mais étant debout, Océan-Manor passe à 8h30 pour s’amarrer de l’autre côté du pont. Il y a les vidanges à faire et également un petit tour à la laverie pour éviter une accumulation de linge sale. 18h00, tout est remis en place, nous pouvons démarrer. Il vaut mieux traverser l’étang de Thau aujourd’hui malgré l’heure tardive, la météo prévoit du vent et de la pluie pour demain. Océan-Manor quitte le quai de Frontignan, Cyril de Lattes est là pour larguer les amarres. Le ciel se voile doucement.
 
Nous partons en direction de l’étang de Thau que nous atteignons vers 19h00.
 
Tout est plat, un petit vent du sud-est se lève, le ciel se voile de plus en plus.
Une traversée bien agréable avec le soleil qui baisse. Aux Onglous, pas une place disponible, le quai des Glénan est plein, ce qui est normal.
Par contre, le quai d’attente de VNF est complet lui aussi mais ce sont les mêmes bateaux qu’il y a 2 mois lorsque nous sommes passés le 13 avril ! Océan-Manor s’accoste en aval de l’écluse du Bagnas. Il est 21h30… Une journée bien remplie.


Samedi, réveil sous la pluie. Il est 9h30. Le temps n’est pas fameux. Le vent marin s’est levé et a amené avec lui bien de l’humidité. Nous quittons le Bagnas pour remonter l’Hérault. Il y a du monde sur le ponton de la Guinguette, 2 bateaux Nicol’s mais des privés, le « Jocris » et le « Narbonne ». Le « Narbonne » étant le plus gros, Océan-Manor se pose à son couple. Il pleut toujours autant. Malgré le temps maussade Marie France et Henri sortent pour venir prendre les amarres.
Il faut s’amarrer correctement, l’Hérault est parfois capricieux et prend rapidement de la hauteur. Nous l’avons vécu à la mi-mai, on connaît.

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