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jeudi 2 juin 2016

Océan-Manor sur le Canal de Garonne


15 avril, Océan-Manor quitte Damazan après un hivernage pendant lequel nous avons été malmené par VNF. 


Après avoir passé le pont canal d'Agen qui est tout beau depuis qu'il a été refait, nous faisons escale à Boé pour un peu de mécanique. Les silent-block sont à changer avant la saison de navigation. Du 22 au 25 avril, nous profitons d’être amarrés dans un port pour aller en voiture à Saint Jean de Losne pour le salon nautique fluvial et pour l'assemblée générale de l'ANPEI.

Le mercredi 11 mai, nous quittons Boé avec un temps plutôt gris. Une petite navigation  nous mène à Valence d’Agen. 

Le lendemain, la météo s'améliore, nous n’irons pas plus loin que Pommevic, nous faisons escale chez Dédée. 


Vendredi, nous reprenons notre navigation sous le soleil. Dédée nous accompagne. Nous ne croisons pas grand monde sur le canal. Par contre les ragondins sont bien présents et leur galerie cause de gros dégâts dans les berges. Avec le batillage des bateaux et plus particulièrement ceux de locations qui naviguent à plus de 8 km/h, les berges s'écroulent de plus en plus.

Nous arrivons en fin de journée à Moissac. Nous passerons la soirée à bord d’Only You qui est amarré sur le Tarn près du moulin.


Pour le week-end, nous partons en voiture sur le Lot, près de Cahors, une partie sur laquelle, nous ne pouvons pas naviguer avec Océan-Manor. 











Une expédition à Saint Cirq Lapopie et sur le chemin de halage taillé dans la roche.
Mercredi, nous reprenons la navigation. Nous quittons Moissac et son capitaine chaleureux. 



Le soleil se montre entre de gros nuages mais le temps reste sec. Nous passons devant le nouveau chantier de Castelsarrasin où le quai est déjà squatté par des bateaux ventouses mais où aucune activité n’a encore commencé alors que son ouverture était prévue pour l’été 2015 (La réception des travaux avait été faite en mai 2015). Nous faisons escale au port de Castelsarrasin où les copains nous attendent. Nous pensions y passer quelques jours, mais les prix pratiqués nous font fuir. 7 euros la nuit pour Océan-Manor sans eau ni électricité. Si nous voulons les services, le prix est doublé ! 

Et tout ça pour un quai avec une vélo-route à la sortie des bateaux… On se pose la question de savoir qui a imaginé un tel aménagement, sûrement pas un batelier ou un navigateur quel qu’il soit. Probablement un ingénieur dans son bureau d’étude qui n’a jamais vécu sur le canal. 


Sans parler d’un alignement de bollards dignes des quais de Rotterdam qui accueillent quotidiennement des péniches à la pelle, ce qui est loin d’être le cas à Castelsarrasin. Des installations surdimensionnées pour les bateaux qui naviguent sur le canal de Garonne. 
Nous passons malgré tout une soirée pour nous retrouver avec les amis pour un repas mémorable au bord de l’eau installé sur la vélo-route. 

Le Chantier de Bernard lui est toujours en pleine activité, le travail ne manque pas pour lui, mais il n'est toujours pas décidé à déménager. Jeudi, nous quittons Castelsarrasin avec le Swift et Fred à son bord. 


Le temps se maintient malgré de gros nuages noirs. Nous passons les écluses de Montech avec des éclusiers souriants et agréables. Que du plaisir.


A la sortie des écluses, nous bifurquons vers la gauche sur le canal de Montauban. La halte de Lacourt Saint-Pierre est squattée par des anglais. 

Approche impossible. Nous nous amarrons un peu plus loin près d’Only You qui est aussi amarré à la berge.

mardi 31 mai 2016

mardi 1 mars 2016

Le canal de Garonne miné par les ragondins... Quel avenir pour lui si rien ne change?




Chaque année, le canal de Garonne est fermé en saison à cause de biefs qui s’écroulent. Les renards (trou dans la berge qui laisse fuir l’eau du canal) sont de plus en plus nombreux. Il suffit de  regarder les berges en navigant.
Les berges reculent peu à peu et l’eau à une furieuse tendance à quitter le canal. Malgré 2 mois de chômage et la vidange de plusieurs biefs, ces renards ne sont pas réparés, ils sont remis en eau tels quels.



Lorsque ce ne sont pas des maçonneries qui ne sont pas entretenues, les premiers responsables de ces renards sont les ragondins. De quelques uns au départ, ils se sont fortement reproduits. 

Ils sont en train de coloniser presque tous les biefs. N’ayant aucun prédateur, ils se reproduisent et grossissent. Ils creusent aussi de nombreux terriers qui minent les berges du canal. 







Autant un terrier de ragondins dans une rivière est inoffensif pour celle-ci parce qu’elle coule naturellement dans un creux, autant, ce même terrier dans un canal est dramatique parce qu’il détruit la couche d’étanchéité et provoque un trou dans la berge qui soutient le canal, en général en surplomb d’un autre terrain. Ajouté à ce trou, le batillage (vague et mouvement d’eau) des bateaux qui passent, le trou s’agrandit. Peu à peu l'eau commence par passer, le canal fuit et les berges finissent par s’écrouler, jusqu’à vider le canal plus vite qu’il ne se rempli…


Que faire ?
VNF n’a toujours pas pris le problème de ces ragondins au sérieux. Il laisse ces nuisibles pulluler, il suffit de regarder les berges du canal. Quand VNF programmera-il une campagne d’éradication de ces ragondins destructeurs de canal ? Devra-t-on attendre une dislocation des berges pour qu’il agisse enfin ?
 Une berge en train de s'écrouler doucement.


VNF agit ponctuellement lorsqu’un problème se pose. Mais quand les agents de VNF se décideront-ils à agir sur la cause de nombre de ces problèmes plutôt que de mettre des petits pansements de-ci de là ?
Le problème à déjà été pris au sérieux dans d’autres régions comme en Bretagne mais dans le sud-ouest rien ne bouge !

 Un joli ragondin au dessus d'une dalle de béton qui tient dans le vide... En attente d'une chute au canal.

jeudi 28 janvier 2016

Le Bief de Berry... Vide!

Voilà quelques images du bief de Berry vide.
Ici, le port de Damazan où VNF nous a accordé un COT de 6 mois. Super pour passer l'hiver!... Lorsqu'il y a de l'eau sous la coque.
Quelques bateaux ont fait le choix malgré tout, de rester à Damazan... De gré ou de force selon les situations.
Un coup de gueule aussi, suite à notre déconvenue par rapport au service VNF de la subdivision d’Aquitaine à Agen et de ses relations avec les plaisanciers.
Petit retour en arrière.

Lorsque nous sommes arrivés à Damazan le 15 octobre, impossible de joindre VNF Agen, malgré nos appels répétés. La place que VNF nous avait attribuée était inaccessible (bien trop étroite pour notre bateau). 
Un peu étroit pour y placer Océan-Manor!

Nous nous installons juste en dehors du port pour pouvoir bénéficier des services, eau et électricité, que nous avions demandés et qui nous avaient été accordé dans notre COT. Nous bâchons le bateau, et hivernons les moteurs. 

Océan-Manor amarré à la limite du port.
Toujours aucune nouvelles de VNF si ce n’est pour nous dire quelques jours plus tard, par téléphone, que le bateau n’est pas amarré à sa place… Et pour cause, et qu'il faut le déplacer!
Nous apprenons fortuitement en consultant les avis à la batellerie que le bief de Berry, dans lequel se trouvent les port de Damazan et Buzet, va être vidé. Environ 11 km de bief. Ne venez pas me dire que les agents VNF en place à Agen, n’étaient pas au courant de cette vidange hivernale avant la date de publication de l’avis à la batellerie du 26 novembre. Qu’en date du 15 octobre, ils n’avaient pas connaissance de la vidange future du bief de Berry qui faisait suite au problème rencontré cet été. 
Pourquoi dans d’autres régions, les biefs vidangés sont souvent connus, pour la plupart, 3 à 4 mois à l’avance, ce qui permet aux usagers prévenus de pouvoir s’organiser en fonction des dates de vidange.  Pourquoi encore accepter des COT courts (de 6 mois) après le 15 octobre dans de telles conditions ? Juste pour mettre en difficulté des propriétaires (parfois distant de plusieurs centaines de km) qui pensaient pouvoir laisser leur bateau 6 mois en toute tranquillité et qui ont été obligé de revenir pour déplacer leur bateau? 
Prévenu à temps, nous aurions pu alors prendre d’autres dispositions afin de passer un hiver tranquille sans devoir déménager 2 fois en plein milieu de l’hivernage et devoir hiverner 3 fois les moteurs.
VNF ne s’inquiète donc pas du tout du sort de ses usagers ? Nous sommes juste bons à remplir les caisses… La notion de service à complètement disparu dans la subdivision aquitaine ! VNF Agen, préfère nous mettre devant le fait accompli en vidant le bief sans aucune information préalable, hormis la publication d’un avis à la batellerie et un simple mail 4 jours plus tard en guise d’information.  VNF Agen, se dégage de tout en s’appuyant sur l’article 16.2. de la convention pour éluder tout problème lié au sort des plaisanciers et cela, en plein cœur de l’hiver. 
VNF abandonne à la débrouille les plaisanciers, dont certains comme nous, pour qui, le bateau est synonyme d’habitation à l’année et d'autres qui ont laissé leur bateau amarré en sécurité en pensant le retrouver dans 6 ou 8 mois après avoir passé leur hiver chez eux, parfois bien loin de leur bateau. 
Et lorsque l'on organise le déplacement des bateaux vers des lieux qui restent en eau, on se fait encore remonter les bretelle par VNF parce que l'on ne connait pas par cœur le nom des propriétaires dont nous déplaçons gracieusement les bateaux pour leur éviter un échouage forcé!

 Certains, ont trouvé de la place dans des biefs en eau... Mais sans services.

D'autres se sont agglutinés dans les haltes comme à Villeton, toujours sans services (la halte étant fermée l'hiver sur ordre de VNF).


 On y a rarement vu autant de bateaux à la halte de Villeton. N'y avait-il pas du dragage prévu dans le port pendant le chômage?  Comment vont-ils faire avec autant de bateaux à quai?

Certains à Buzet se sont posés sur le fond du canal, mais mieux vaut être à un endroit où il n'y a pas trop de déchets divers qui traînent.

 Une belle unité a une sérieuse gîte vers l'eau, mieux vaut avoir de solides amarres!
 C'est la même chose pour un petit voilier mais aussi pour le remorqueur de VNF.

 Pour celui là, le circuit de refroidissement, ne doit pas apprécier beaucoup la pose...
 Que se passera-il à la remontée des eaux? Les chandeliers se coinceront sous le ponton?
 Un safran qui se tord, une pale d'hélice de travers... Il pourrait bien y avoir quelques dégâts après 2 mois posé sur le fond du canal.
Même pour les coques plates et les échouages groupés, la pose d'une coque sur le fond d'un canal pas toujours entretenu, présente toujours un risque pour la coque.

 Les bateaux sont parfois bizarrement posés loin de leur assiette habituelle... Qu'en est-il lors de pluie?

 Chez Nicol's, les bateaux sont bien mis cote à cote avec parfois des inclinaisons opposées.
 Dur dur pour l'hélice et le safran!
Ne pourrait-on pas profiter de la vidange de ce bief pour faire un peu de nettoyage?





C'est que les obstacles à la navigation ne manque pas. Il ne suffirait pas de grand chose pour évacuer toutes les branches et les objets qui traînent au fond du canal... Ce nettoyage sera-t-il effectué avant la remise en eau?

Et voilà l'endroit sur le canal qui a provoqué une vidange inopinée cet été 2015 et qui a forcé la vidange du bief cet hiver.
Au total, il y aura eu plus ou moins 120 bateaux sinistrés par la vidange de ce bief. Dommage que VNF Agen préfère mettre autant de mauvaise volonté pour aider les plaisanciers!