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mercredi 4 juin 2014

Océan-Manor sur le canal du Midi.



Mercredi 28 mai, après la mise à jour du blog, nous reprenons notre navigation en milieu d’après-midi.
Dans la ligne droite au cœur de Marseillette, il n’y a plus un platane !
Nous pouvons bien voir le haut du village, mais sans arbre replanté, la halte est un peu tristounette. Nous arrivons à l’écluse de Marseillette, prête pour un montant. L’éclusier nous dit attendre 2 bateaux.
Nous patientons une demi-heure avant que le 2ème bateau soit dans l’écluse ! Nous aurions largement eu le temps de passer si l’éclusier avait rebasculé l’écluse à notre arrivée. Derrière nous, les bateaux s’accumulent, nous ne passerons pas tous dans la même bassinée. Ici, c’est l’éclusier qui crée le bouchon. Pour nous ce fut 45 minutes avant de pouvoir décrocher les amarres mais pour ceux qui nous suivent, ce sera un peu plus ! Nous continuons notre chemin, le ciel se couvre.
En face de nous arrive le Clair de Lune, péniche hôtel dont il faut se méfier. Le pilote doit avoir acheté tout le canal : « Pousse toi de la que je m’y mette » doit être sa devise. Bonjour le professionnalisme. Lors de notre dernier croisement, nous avions touché. Je me méfie donc et me mets bien sur le côté, coupe toute machine pour ne pas le déranger. Malgré tout, nous nous faisons encore engueuler ! Que fait-il lorsqu’il croise une autre péniche ?
Continuant tranquillement notre route, nous arrivons à l’écluse de l’Aiguille où nous amarrons Océan-Manor pour la nuit. L’écluse est fermée et le bateau de location qui nous accompagne est moins content d’avoir autant attendu sur les écluses précédentes. Aujourd’hui, ils sont amarrés dans la brousse avec un frigo vide et loin de tout restaurant. Comme nous connaissons le boucher de Puichéric, nous lui téléphonons, il est près de 20h00. Il nous répond qu’il peut encore nous vendre quelques grillades. Nous enfourchons nos vélos pour aller rapidement jusqu’au village. Le barbecue allumé, les grillades faites, nous dégustons le repas à bord du bateau de location dans une ambiance internationale et dans la bonne humeur.
Jeudi, le ciel est gris et le vent fait son retour. Nous allons faire quelques courses au village. C’est le jeudi de l’ascension mais tous les commerces sont ouverts. Retour sur Océan-Manor.

La péniche « Enchanté » est montante, nous observons la bassinée. Il n’a pas de beaucoup de marge de manœuvre.


Un petit tour sur l’écluse, toujours très joliment décorée par son éclusier titulaire, Joël Barthe avant de revenir à bord.

Une fois la péniche passée, nous reprenons notre navigation. Amarrage pour déjeuner au dessus de l’écluse de Puichéric.
Ici, le chancre coloré a fait des ravages. Il ne reste que quelques platanes.


Nous trouvons de longues lignes droites sans un arbre. Plus nous arrivons vers Homps plus le chancre a fait des dégâts.
Beaucoup d’arbres ont été abattu, et il en reste encore beaucoup à abattre. Il y a de la place sur le quai à Homps.

Nous y amarrons Océan-Manor pour la nuit.
Vendredi, le ciel s’est dégagé même s’il reste quelques nuages. Nous laissons partir tous les bateaux de location, avide de navigation et de rapidité. 

Les épaves sur le Canal du Midi sont toujours bien présentes. Quand aura-t-on une loi qui évitera ce genre de décor...


Même si nous sommes en début de saison, certains pontons ont déjà bien souffert du passage des bateaux de location...

Nous faisons une courte navigation pour nous amarrer en amont de l’écluse de Pechlaurier. Là encore, tous les platanes ont disparu. Après le déjeuner, nous grimpons en haut du point de vue.
Une promenade fort agréable au milieu des pins en suivant un petit chemin escarpé nous mène en haut de l’éperon rocheux tout en profitant de l’agréable odeur dégagée par la résine.
En 2011:


En 2013:
En 2014:

Nous dominons Agens-Minervois et le canal bien découvert.
Lors de notre descente, c’est le Fandango qui se présente à l’écluse.
Nous reprenons notre navigation, nous passons Argens-Minervois et son écluse, la dernière avant le grand bief (54 km). Océan-Manor traverse Roubia et Paraza sans s’arrêter ? Nous sommes à la recherche d’un petit coin un peu abrité du vent.
Nous trouvons notre bonheur en amarrage sauvage dans la boucle de du pont Canal de Répudre. Ce pont-canal est le premier construit en France il est situé sur la commune de Paraza.  Pierre-Paul Riquet est à l’origine de cette construction qui permet au canal du Midi de traverser une petite rivière : le Répudre. Il date de 1676 mais fut très endommagé cet hiver là, à cause des crues et dut être reconstruit. C'est un des trois ponts-canaux bâtis par Pierre-Paul Riquet durant la construction du canal de 1667 à 1668, les autres ponts canaux ayant été réalisés par Vauban.

Pour l’équipage d’Océan-Manor, une promenade à pied jusqu’au pont et c’est le Fandango qui y passe. Dommage que le ciel n’est pas avec nous, la photo aurait été superbe.
Samedi, le ciel est gris, le vent est toujours là bien présent. Nous quittons notre zone abritée en début d’après-midi lorsque le soleil montre timidement son nez. Les bateaux de location ont une furieuse tendance à naviguer contre la berge lorsqu’ils ont le vent de travers…

A Ventenac en Minervois, nous trouvons le village très différent sans les platanes. Nous pouvons admirer le château de loin.

En arrivant vers le Somail, il y a beaucoup de platanes morts qui attendent d’être abattus. Une fois n’est pas coutume, nous nous arrêtons pour la nuit au Somail. Nanouk, vient nous saluer.
Adrien, le nouveau propriétaire du Fandango, vient prendre l’apéro ainsi que Jean Luc, le pilote. Un moment bien agréable à parler de la voie d’eau et de ses anecdotes.
Dimanche, nous partons en début d’après-midi. A leur retour de Lattes vers Gujan-Mestras, Kim et Philippe ont fait escale sur Océan-Manor pour une délicieuse table d’hôtes. Nous sommes le 1er juin et c’est l’anniversaire de Kim, nous l’avons fêté dignement.
Nous reprenons notre navigation. De loin, nous observons le canal, les arbres malades se remarquent bien.
Malgré le nombre important de platanes abattus, nous observons encore, mais moins fréquemment, les loriots et les rolliers d’Europe.
Que se passera-t-il lorsque leur habitat aura totalement disparu ?
Nous passons Argeliers où une rive est sans platanes, même constat à l’auberge de la Croisade et au pont de Pigasse.

A Capestang, les borniers sont enfin en service : Eau et électricité. Depuis l'abattage le port a été réorganisé. Il y a beaucoup plus de bateau, par contre pour trouver une place à l'ombre, il faut s'éloigner de la ville.
Nous passons le village de Poilhès, qui semble épargné puis nous croisons la péniche « Emma ».
(Un petit clin d’œil à ma Copine qui se reconnaîtra.) Nous continuons notre navigation jusqu’au tunnel de Malpas qui fut  creusé en 1679-1680 sous la colline d'Ensérune. Il est le symbole de l'obstination de Pierre-Paul Riquet qui fit creuser le premier tunnel au monde pour y faire passer un canal.

Ce tunnel est long de 173 mètres, large de 6 mètres et d'une hauteur de 8,5 mètres. Sous ce tunnel se trouvent deux autres tunnels dont les tracés se croisent à des niveaux différents. Le premier est une galerie datant du 13ème siècle qui a été percée pour permettre le drainage de l'étang de Montady et le deuxième est un tunnel ferroviaire creusé au 19ème siècle pour laisser passage à la ligne de chemin de fer Béziers-Narbonne.

Et nous avec Océan-Manor, nous le traversons avant de nous arrêter pour passer la nuit, au calme près de ce très bel ouvrage.
Lundi, nous quittons le tunnel de Malpas de bonne heure.

Nous passons Colombiers où tous les platanes ont été abattus. Plus une place à l’ombre, il doit y faire très chaud en été.
La tranchée rétrécie a elle aussi été victime du chancre coloré.
En haut de Foncerannes,  la vue est dégagée jusqu’à Beziers. Drôle d’impression en arrivant, nous ne reconnaissons plus l’endroit. Amarrage obligatoire, nous ne passerons qu’à 13h30.

Descente des écluses avec, derrière nous, un bateau convoyé… C’est encore pire qu’un débutant ! Notre annexe a servi de pare-battage à chaque bassinée. Nous nous amarrons en aval et les laissons passer, nous profiterons mieux de notre navigation.
Nous croisons Vent  du Sud ex Vent de nuit pour ceux qui l’on commue à Castelsarrasin.

Quelques km plus loin et quelques écluses passées, nous nous arrêtons pour la nuit aux étangs de Portiragnes, un régal pour la balade, pour la nature et ses oiseaux, échasse blanche, aigrettes en tous genres, flamands roses, tadorne, …



Superbe ballet de ces oiseaux à la tombée de la nuit.

Mardi, petit navigation jusqu’à Vias où nous déjeunons avec Véronique et Alain, les ancien tenanciers du port de Damazan.

La seconde navigation de la journée nous mène à Agde et à son écluse ronde qui nous permet la descente vers la mer, après 1h00 d’attente. Là aussi, même s’il n’y a pas de trafic, il faut respecter les horaires.
Nous prenons l’Hérault maritime jusqu’au Grau d’Agde.
En passant devant le Chantier l’Allemand, nous trouvons le Little Némo perché sur le quai en train de se refaire une beauté. Nous allons amarrer Océan-Manor quelques centaines de mètres plus loin en face des glaciers… Et plus particulièrement « Louise » ! Un vrai régal.

Nanouck, Jo et François viennent nous rejoindre pour un dîner en terrasse.
Mercredi, le temps est mitigé, la météo annonce de la pluie et du vent.
Une courte navigation nous mènera de l’Hérault Maritime à l’Hérault fluvial en repassant l’écluse Ronde avec 2 bateaux à passagers.

Nous remontons ce beau fleuve sauvage sur quelques km.

Des tortues se dorent au soleil. Nous arrivons à Bessan, à la guinguette de Laurent dont c’est l’ouverture.
Un super accueil nous y est fait.

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